Call for Papers
Critical Feminist Histories in Canada
Queen’s University, Kingston, Ontario, Canada, traditional Anishinaabe and Haudenosaunee territories
October 2-4, 2026
In March 2025, the Board of Trustees of the Berkshire Conference of Women Historians announced the cancellation of the 2026 ‘Big Berks,’ the triennial Conference on the History of Women, Genders, and Sexualities that serves as one of the most important gatherings of feminist historians in the world. The trustees explained their decision to a reporter at Inside Higher Ed by referencing “the current political climate wherein hosting a conference on feminist, queer and trans history has become extremely risky” (Quinn 2025). The cancellation of the Big Berks is just one of many signs that critical feminist scholarship is in crisis – and in ways that directly affect those of us who work in Canada. Scholars, particularly those who do critical work on gender, race, sexuality, colonialism, and disability, feel the general chilling effect on funding, scholarly integrity, and academic freedom. Moreover, the crisis is not just a scholarly one. The lives, rights, and dignity of women, girls, and gender-diverse people are under attack. When it comes to critical feminist scholarship, politics, and activism, the stakes are high.
As Canadian academics, we can and must meet this moment of crisis and uncertainty by upholding the necessity of critical feminist historical scholarship. But this moment also demands a deeper reckoning with the past, present, and future of feminist history. What are the exclusions and assumptions that have shaped historical research about women, sexuality, and gender? How might feminist research and activism align with anti-racist and anti-colonial social movements? How should historians respond to ongoing attacks, from far-right politicians and social commentators, on the rights of women, girls, and gender-diverse people? How can we use the study of the past to bring about a more just future? These are big and critical questions, and action – in the form of advocacy, collaboration, and the production of new knowledge – is needed now.
We invite you to a three-day conference on October 2, 3, and 4, 2026, at Queen’s University (Kingston, ON) called Critical Feminist Histories in Canada. Our goal is to bring together feminist scholars to reimagine, revitalize, and reinvent the project of ‘feminist history.’ The conference is hosted by the Canadian Committee on Women’s and Gender History (CCWGH), and we are committed to making this gathering an opportunity to welcome and support scholars whose work has too often been marginalized and silenced within Canadian women’s and gender history and beyond.
We invite individual and panel proposals that engage with histories of any time period in the place currently called Canada, as well as from historians who work in the place currently called Canada. The conference committee will actively work to capture histories that represent the diversity of the field. We particularly encourage submissions from early and emerging career scholars (such as graduate students, post-graduate fellows, independent scholars); historians working in interdisciplinary contexts; educators; community-based researchers; and museum, archive, and public history professionals.
We welcome research that addresses but is not limited to the historical dimensions of the following topics:
- reproductive justice and movements
- poverty, labour, and class
- sexuality
- trans lives
- Indigeneity
- race and racialization
- bodies and embodiment
- disability and disability justice
- migrant/immigrant and diaspora experiences
- archives/museums/public history
- oral history
- digital practices
- feminist organizing by marginalized communities and covering national, decolonial, anti-colonial, transnational perspectives
Guidelines for Submission
Critical Feminist Histories will be an in-person conference with limited opportunities for hybrid presentations. Please indicate clearly in your submission if you’d like to be considered for a hybrid presentation slot.
Both individual and panel proposals are welcome.
Individual submissions should include a title, 200 word abstract of the paper, and a short biographical statement with contact information of the presenter.
Panel submissions, of 3 or 4 presenters, should include a panel title, panel abstract (200 words maximum), title and abstract (200 words) of each paper, and a short biographical statement with contact information for each presenter. Panel submissions are not required to include a chair.
Please submit via email to cfhconference2026@gmail.com.
The submission deadline is March 27, 2026. Applicants will be notified by early May 2026.
Please send inquiries to the Critical Feminist Histories organizers (Lisa Pasolli, Patrizia Gentile, Kristine Alexander, and Samantha Nicholls) at cfhconference2026@gmail.com.
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Appel à communications
Approches critiques en histoire féministe au Canada
Université Queen’s, Kingston, Ontario, Canada, territoires traditionnels des Anishinaabe et des Haudenosaunee
2 au 4 octobre 2026
En mars 2025, le conseil d’administration de la Berkshire Conference of Women Historians a annoncé l’annulation de l’édition 2026 de la « Big Berks », le colloque triennal sur l’histoire des femmes, des genres et des sexualités qui constitue l’un des rassemblements les plus importants d’historien·nes féministes au monde. Les responsables ont expliqué leur décision à un journaliste d’Inside Higher Ed en évoquant « le climat politique actuel, dans lequel l’organisation d’une conférence sur l’histoire féministe, queer et transgenre est devenue extrêmement risquée » (Quinn 2025). L’annulation de la Big Berks n’est que l’un des nombreux symptômes de la crise que traverse la recherche féministe critique, qui affecte également les chercheuses et chercheurs établi·es au Canada. Les universitaires – particulièrement celles et ceux qui mènent des travaux critiques sur le genre, la race, la sexualité, le colonialisme et le handicap – ressentent un effet dissuasif général quant au financement, à l’intégrité scientifique et à la liberté académique. Toutefois, cette crise n’est pas seulement scientifique. La vie, les droits et la dignité des femmes, des personnes trans et des personnes non binaires sont menacés. Dans le domaine de la recherche critique, de l’activisme et des politiques féministes, les enjeux sont majeurs.
En tant qu’universitaires canadien·nes, nous pouvons et nous devons affronter cette période de crise et d’incertitude en défendant l’importance d’une recherche historique féministe critique. Mais ces bouleversements exigent également une réflexion approfondie sur le passé, le présent et l’avenir de l’histoire féministe. Quelles sont les exclusions et les présomptions qui ont façonné la recherche historique sur les femmes, la sexualité et le genre? Comment la recherche et le militantisme féministes peuvent-ils se rallier aux mouvements antiracistes et décoloniaux? Comment les historien·nes devraient réagir face aux attaques successives des politicien·nes d’extrême-droite et des chroniqueur·euses contre les droits des femmes, des filles et des personnes issues de la diversité de genre? Comment pouvons-nous utiliser l’étude du passé pour envisager un avenir plus juste? Ces questions sont cruciales, et il est nécessaire d’agir dès maintenant, notamment par le biais de mobilisations, de collaborations et de production de nouvelles connaissances.
Nous vous invitons à un colloque de trois jours (2 au 4 octobre 2026) qui aura lieu à l’Université Queen’s (Kingston, Ontario), sous le thème Approches critiques en histoire féministe au Canada. Notre objectif est de réunir des universitaires féministes afin de repenser, renouveler et réinventer le projet de « l’histoire féministe ». Le colloque est organisé par le Comité canadien de l’histoire des femmes et du genre (CCHFG), et nous tenons à ce que cet événement soit une occasion d’accueillir et de soutenir les universitaires dont les travaux ont trop souvent été marginalisés et réduits au silence dans le domaine de l’histoire des femmes et du genre au Canada et au-delà.
Nous sollicitons des propositions de communications individuelles et de panels portant sur l’histoire de différentes périodes dans le lieu actuellement nommé Canada, ainsi que celles d’historien·nes qui y sont établi·es. Le comité organisateur œuvrera activement à recueillir des récits qui reflètent la diversité de ce champ. Nous encourageons particulièrement les propositions de chercheur·euses en début de carrière ou émergent·es (étudiant·es des cycles supérieurs, stagiaires de postdoctorat, chercheur·euses indépendant·es), d’historien·nes travaillant dans des contextes interdisciplinaires, d’éducateur·ices, de chercheur·euses communautaires et de professionnel·les des musées, des archives et de l’histoire publique.
Nous encourageons les recherches qui abordent, sans s’y limiter, les dimensions historiques des thèmes suivants:
- mouvements pour la justice reproductive
- pauvreté, travail et classes sociales
- sexualités
- histoires trans
- autochtonité
- race and racialisation
- corps et corporalité
- handicaps et droits des personnes en situation de handicap
- expériences des migrants/immigrants et de la diaspora
- archives/musées/histoire publique
- histoire orale
- pratiques numériques
- organisation féministe par des communautés marginalisées et couvrant des perspectives nationales, décoloniales, anticoloniales et transnationales
Directives pour les propositions
Approches critiques en histoire féministe au Canada sera un colloque en présentiel avec un nombre limité de présentations hybrides. Veuillez indiquer clairement, dans votre proposition, si vous souhaitez livrer une présentation à distance.
Les propositions individuelles et les propositions de panels sont les bienvenues.
Les propositions individuelles doivent inclure un titre, un résumé de 200 mots de la communication ainsi qu’une brève biographie et les coordonnées du/de la panéliste.
Les propositions de panels (composés de 3 ou 4 communications) doivent inclure le titre et le résumé du panel (200 mots maximum), le titre et le résumé (200 mots) de chaque communication, ainsi qu’une brève biographie avec les coordonnées de chaque panéliste. Il n’est pas nécessaire d’inclure un·e président·e de panel dans la proposition.
Veuillez soumettre votre proposition par courriel à cfhconference2026@gmail.com.
La date limite est le 27 mars 2026. Les résultats seront communiqués aux candidat·es en mai 2026.
Veuillez envoyer vos questions aux organisatrices de Approches critiques en histoire féministe au Canada (Lisa Pasolli, Patrizia Gentile, Kristine Alexander et Samantha Nicholls) à l’adresse suivante : cfhconference2026@gmail.com.